Tout savoir sur le diabète et les lecteurs de glycémie

Le diabète est une maladie chronique touchant le fonctionnement du pancréas. Cette pathologie concerne 6% de la population mondiale. Elle se décline sous deux formes distinctes : le diabète de type 1 et le diabète de type 2. Il n’est pas possible de guérir du diabète, cependant, une bonne hygiène de vie et le bon traitement vous permettront de mieux vivre avec.

Qu’est-ce que le diabète ?

Tout d’abord, définissons le diabète. Qu’est-ce que c’est exactement comme maladie ? Comment fonctionne-elle et quels sont ses risques ?

Le diabète trouble l’assimilation, le stockage et l’utilisation du sucre qu’apportent les aliments. Il en découle une augmentation du glucose, aussi appelé glycémie, dans le sang. On parle alors d’hyperglycémie.

Il est important de préciser que les aliments se composent de lipides (graisse), de protéines et de glucides tels que le sucre ou les féculents. Ils fournissent l’énergie nécessaire au bon fonctionnement du corps humain. Ils passent d’abord pour l’intestin pour ensuite rejoindre la circulation sanguine.

Lorsque l’on se nourri, notre taux de sucre dans le sang augmente puisque les glucides sont transformés en glucose. La glycémie augmente, déclenchant alors une réaction du pancréas qui va sécréter une hormone appelée insuline. L’insuline va permettre au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme, l’hormone fonctionne comme une clé. Une fois le glucose dans les cellules des muscles, des tissus adipeux ou du foie, il va être stocké et transformé entrainant alors une diminution de la glycémie. En cas de diabète, cette régulation de la glycémie dans le corps ne fonctionne pas.

Les chiffres du diabète.

Dans les années 1980, le nombre de diabétiques étaient, selon l’OMS, de 108 millions de personnes. Aujourd’hui ces statistiques sont radicalement différentes, en effet ce n’est pas moins de 422 millions d’individus atteint par le diabète en 2015. A quoi cette augmentation est-elle due ? La réponse est simple : les modes de vie de plus en plus sédentaire et l’alimentation en général est de moins en moins équilibrée. « Malbouffe » « Junk Food » et tous ces additifs dans les plats préparés n’aident en rien.

En France, nous ne sommes pas non plus épargnés par cette « épidémie » qui progresse bien plus vite que prévu. Le diabète est considéré comme une priorité de santé publique dans notre nation des droits de l’Homme.

En clair, 4 millions de diabétiques donc 600 000 personnes non dépistées en France. On compte environ 400 individus diagnostiqués positifs chaque jour.

Les différentes formes de diabète

Le diabète de type 1

Le diabète de type 1 s’appelle également le diabète insulinodépendant. Il touche plus particulièrement les enfants, les adolescents voir les adulescents (jeunes adultes).

Celui-ci apparaît lorsque le pancréas ne produit plus assez ou pas du tout d’insuline, la clé des cellules pour le glucose. La cause de cette absence de production est liée au système immunitaire qui détruit les cellules bêta productrices d’insuline dans le pancréas. Elles ne sont plus reconnues par l’organisme. On parle alors d’une maladie auto-immune (auto-immunitaire).

L’absence d’insuline dans le corps provoque donc une augmentation du taux de glycémie dans le sang.

Les personnes atteintes de diabète de type 1 ont généralement les symptômes suivants : sensation de soif anormale, amaigrissement, fatigue, douleurs abdominales, infections et trouble de la vision. L’apparition de ces symptômes reste parfois très soudaine et violente, il est vivement recommandé de se faire dépister rapidement.

Les causes du diabète de type 1 ne sont pas connues même si les experts ont établi une corrélation entre les gènes du système HLA présent sur le chromosome 6 et la maladie. Pourtant, dans 90% des cas il n’y a aucun antécédent familial. Selon certains épidémiologistes, les infections virales, le stress, les carences en vitamine D et l’ingestion de lait de vache prématuré peuvent être des facteurs de causalité à la pathologie.

 

Le diagnostic et le traitement du diabète de type 1

Afin de diagnostiquer un diabète de type 1, un simple bilan sanguin suffit. En effet, le taux de glucose dans le sang chez une personne saine est de 0.5 à 1.5 g/l.

En présence de symptômes (évoqués dans le paragraphe précédent) et d’une concentration de glucose supérieur à 2 g/l de sang à toute heure du jour ou de la nuit alors il s’agit d’un diabète.

Le diabétologue ou le médecin rédige un bilan plus détaillé et complet avec le dosage d’hémoglobine glyquée, un bilan rénal et ophtalmique par exemple. Il est possible que d’autres examens entrent en scène selon l’état du patient.

Afin de traiter la maladie, une simple injection d’insuline permet de réguler le problème, donnant ainsi les clés au glucose pour pénétrer les cellules de l’organisme et fonctionner correctement.

Pour se faire deux solutions s’offrent au patient :

Le diabète de type 2

Le diabète de type 2 reste la forme la plus répandu de la maladie, 90% des diabètes sont de type 2. Il touche plus fréquemment les adultes de plus de 40 ans en surpoids voir obèse, avec une alimentation déséquilibrée et un manque d’activité physique.

Le type 2 se décline en plusieurs formes également à savoir : non-insulinodépendant et insulinodépendant.

  • Le pancréas fabrique toujours de l’insuline mais en trop faible quantité par rapport au taux de glycémie : on parle d’insulinopénie.
  • Cette insuline fabriquée par le pancréas agit mal et dans ce cas-là il s’agit d’insulinorésistance.

Les patients atteint du diabète de type 2 subissent les mêmes symptômes que les patients atteint d’un type 1 mais en moins intense. Fatigue, envie d’uriner fréquente, soif, faim, infection, cicatrisation lente…

Tout comme le type 1, les causes du diabète de type 2 sont méconnues même si l’on constate des facteurs communs aux patients. Mauvais équilibre alimentaire, peu de sport, sédentarité… A ces facteurs environnementaux s’ajoutent les facteurs héréditaires. En effet, l’arbre généalogique à une importance capitale dans le développement du diabète puisque les antécédents familiaux augmentent la probabilité de développer la maladie. De même que certaines populations sont plus touchées que d’autres par rapport à leur patrimoine génétique.

 

Le diagnostic et le traitement du diabète de type 2

Tout comme la forme numéro une, une analyse sanguine est de mise. Un examen approfondi s’ensuit : calcul de l’IDPC (Indice de poids corporel), tension artérielle, examen neurologique et des vaisseaux sanguins.

En ce qui concerne le traitement, en général il passe par des mesures d’hygiène et de diététique. C’est-à-dire manger plus sainement et moins sucré. Ensuite, on complète avec des traitements antidiabétiques. Ceux-ci peuvent être oraux (gélule) ou par injection. L’efficacité de ce type de traitement est valable seulement et seulement s’ils sont associés à une alimentation saine et équilibré ainsi qu’une activité sportive régulière.

Malheureusement pour nous, le diabète de type 2 est une maladie dite évolutive. Il sera souvent nécessaire de compléter avec des injections d’insuline lorsque les carences deviendront trop importantes.

Les complications du diabète

Pour les deux types de diabète, le but du traitement reste de normaliser le taux de glycémie dans le sang. Si les hyperglycémies se répètent et se prolongent alors cela entrainera à long terme des dégâts sur les nerfs et les vaisseaux sanguins dans tout le corps. Ces complications se traduisent par une cécité pouvant conduire à des amputations (notamment du pied), des infarctus, des accidents vasculaires, des troubles érectiles ou une insuffisance rénale.

Suivre et traiter son diabète grâce aux lecteurs de glycémie

Etant donné qu’il s’agit d’une maladie très répandue et incurable il faut vivre avec. Mais comment faire ? Comment suivre son évolution afin d’adapter son traitement sans contraintes lourdes ? Afin de pallier à ce souci des fabricants de matériel médical comme Alphadiab ont mit au point les lecteurs de glycémie.

Qu’est-ce qu’un lecteur de glycémie ?

Aussi appelé glucomètre, le lecteur de glycémie se présente sous la forme d’un petit appareil de mesure portable. Le patient peut l’utiliser à son domicile, au travail ou en déplacement par exemple. Le fonctionnement des glucomètres est relativement simple. 

glucomètre

Exemple de glucomètre.

 

Ce boitier électronique se compose d’un écran d’affichage digital, de boutons de commande et d’une fente sur le dessus (sur ce modèle) permettant d’insérer les bandelettes à analyser. Certains modèle sont équipés d’une lancette permettant de se piquer le bout du doigt afin de récolter une petite goutte de sang. Le résultat s’affichera ensuite sur l’écran.

Comment fonctionne un lecteur de glycémie ?

Grâce à la lancette le patient peut récolter une petite goutte de sang du bout de son doigt. Cette goutte se place ensuite sur la bandelette réactive, elle tient ce nom du fait des éléments qui la compose. En effet, ses composants chimiques vont réagir avec le glucose contenu dans le sang du patient. Cette réaction va créer du cyanure de fer qui sera alors traversé par un courant électrique qui va transmettre une certaine intensité. Celle-ci est alors mesurée par le glucomètre qui va afficher le résultat  de l’évaluation de glucose dans le sang sur son écran digital.

Pourquoi utiliser un glucomètre ?

Les résultats de l’appareil permettent aux diabétiques de type 1, ou insulino-dépendant, d’ajuster leur dose d’insuline. Ainsi, les patients peuvent éviter une sous-dose qui pourrait les conduire vers une hyperglycémie ou alors à une sur-dose qui mènerait vers une hypoglycémie. Pour les diabétique de type 2 l’utilisation varie. En effet cela va dépendre de l’insulino-traitement, c’est à dire de la nécessité de prendre des doses d’insuline ou non. Comme nous l’avons vu dans la partie « les différentes formes de diabète » le type 2 est une variante evolutive de la maladie.

Comment choisir un lecteur de glycémie ?

Il existe beaucoup de modèles différents de glucomètre pour diabétique, alors comment choisir ?

Lors de votre choix, prenez en compte les paramètres suivants :

  • La vue : en effet, si vous avez des problèmes de vue, privilégiez un appareil avec un affichage assez gros et rétro-éclairé pour les lectures en soirée ou nocturne.
  • Le site de prélèvement de sang : en général vous avez le choix entre l’avant-bras ou le bout des doigts.
  • Les dimensions de l’appareil et votre dextérité : pouvez-vous le tenir facilement en main ? Si oui c’est important car il faut tout de même avoir la main sûre. Certaines bandelettes sont petites, si vous avez de gros doigts cela peut-être très compliqué de faire ses analyses.
  • L’étalonnage ou le calibrage : est-il nécessaire de refaire l’étalonnage de l’appareil à chaque allumage ou nouvelles bandelettes ? En effet, certains glucomètre ont besoin que vous entriez manuellement le code inscrit sur la boîte de bandelettes réactives. D’autres vont vous demander de scanner le code barre alors que d’autres types de bandelettes sont fournies avec des cartes à puce. Le calibrage est extrêmement important. S’il est mal configuré alors toutes les données d’analyses seront faussées.
  • La vitesse d’analyse
  • La mémoire : est-il important pour vous que votre lecteur de glycémie enregistre vos analyses pour effectuer un suivi ?

Une fois ces paramètres définis, votre processus de choix ne s’arrête pas là…

Les auto piqueurs se déclinent en plusieurs catégories.

Les lecteurs de glycémie classique : se compose de trois éléments principaux

Le but est de se piquer le bout du doigt avec la lancette. Puis on appose la goutte de sang sur la bandelette réactive qui sera analysée et traduite par le lecteur.

Les lecteurs de glycémie à électrodes : Ce modèle ne dispose pas de bandelettes réactives mais de petits électrodes. On pose la goutte de sang sur la zone prévue à cet effet. Une réaction chimique se produit alors et le même procédé que le lecteur classique se met en marche pour l’analyse. Avec les électrodes la quantité de sang est réduite et le temps d’analyse est bien plus rapide.

Les lecteurs de glycémie à capteur : Ce type de glucomètre ne dispose pas d’autopiqueur mais d’un capteur que l’on pose sur le ventre. Il est maintenu en place par des applicateurs. L’appareil va ensuite délivrer de manière continue des informations sur le taux de glycémie du patient. Il s’agit d’un lecteur très précis et fiable.

Les lecteurs de glycémie connectés : Comme beaucoup de dispositifs médicaux, le glucomètre est lui aussi devenu un appareil médical connecté. Cette fonctionnalité permet de suivre en temps réel le niveau de glucose. Très pratique pour les soignants d’un patient atteint d’un diabète important. La méthode de prélèvement peut être par auto piqueur, électrode ou capteur.

Conseils d’utilisation des glucomètres

Puisque les diabétiques doivent utiliser leur glucomètre plusieurs fois par jour, par semaines certaines actions doivent être elles aussi ritualisées.

  • Lavez vous les mains à l’eau tiède avec un savon doux avant votre prélèvement.
  • Alternez le prélèvement entre tous vos doigts.
  • Pensez à changer de lancette régulièrement. Après plusieurs utilisation la lancette aura tendance à s’émousser et la piqûre n’en sera que plus douloureuse.
  • Bien entendu, ne prêtez jamais votre lecteur pour des raisons évidentes d’hygiène.
  • Pensez à noter vos résultats d’analyse dans carnet ou directement dans le lecteur si celui-ci est doté d’une mémoire.
  • Si vous avez des difficultés pour prélever une goutte de sang alors laisser pendre votre main plus bas que le niveau du cœur afin d’augmenter la circulation sanguine.

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